• Le noir me sied si bien...

    Ma succube peut-elle être incubée par son incube ?

    Incubes et succubes c’est la même chose, ce sont des forces sexuelles bloquées dans le cerveau d'êtres qui veulent l'être.

    Je suis ta succube mais je te veux même si tu es mon incube…

     

    L’appel de la succube (texte d’Amélie Nothomb)

     

    Toi

    Au fond de la nuit, tu ne dors

    Au fond de la nuit, tu t'agites et tu cries

    Au fond de la nuit, tu as peur

    Au fond de ton cœur, tu sais bien que c'est moi

    Qui t'appelle

    Qui te veux

    Qui te prends

    Qui t'adore

    Qui te hais

    Qui t'en veux

    Qui rouvre ta blessure

     

    Toi

    Il y a si longtemps, ton sang était le mien

    Il y a si longtemps, tu m'appartenais

    Pour l'éternité

    Il y a si longtemps, tu te donnais à moi

    Il y a si longtemps, tu disais m'aimer

    Pour l'éternité

     

    Toi

    Tu as porté mon deuil un temps

    Puis il a fallu que la vie continue

    Mais au fond de toi, tu as peur

    Car tu sais que tu ne m'as pas survécu

    Tu m'appelles

    Tu me veux

    Tu me prends

    Tu m'adores

    Tu me hais

    Tu m'en veux

    Tu rouvres ma blessure

     

    Toi

    Jusqu'à l'infini, ton sang sera le mien

    Jusqu'à l'infini, tu m'appartiendras

    Pour l'éternité

    Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie

    Jusqu'à l'infini, je te posséderai

    Pour l'éternité

    Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie

    Jusqu'à l'infini, je te posséderai

    Pour l'éternité

     

    Et je ne suis que poussière de Vie et parfois j'ai eu mal

    Le vent souffle, ton corps tremble, comme transpercé par le froid,

    Dans ton regard chaud et doux, ta vie défile tout bas,

    Quel est ce mal qui te ronge ? Qui te détruit pas à pas,

    Rongeant vilement le reste de ta force, n'abandonne pas.

     

    Je t'ai vu dans ton abyme chercher le temps, chercher l'issue,

    Tu attends là croyant savoir, plongeant encore plus bas,

    Quel est ce mal qui te ronge ? Qui te détruit malgré toi,

    Tu te laisses envahir par ce poison tu ne te bats pas !

     

    Cherchant la délivrance, j'ai trouvé la douleur

    Je voulais simplement détruire ma peur,

    Je ne peux plus combattre, me restant les larmes,

    Pour seul accompagnateur..

     

    Où est cette voix qui me guidait quand j'avais peur,

    Dans mon enfance je puise mes derniers moments de bonheur,

    Tu me tues, tu me suis,je te fuis, tu me nuis.

     

    Chaque jour tu crois t'enfuir de ce que tu aimes parfois,

    Ce plaisir destructeur qui te protèges, tu crois ?

    Derrière ce masque éphémère que tu te construits avec ça,

    Tu es encore plus fragile que tu crois,

     

    Laisse la paix reprendre ton âme,

    Tu abîmes la vie qui coule dans ta peau,

    Envole- toi vers d'autres cieux,

    Le mal qui t'abîme est ton obsession.

     

    Je rassemble mes poussières de vie.

     

    « La Femme libérée…elle veut vivre librement.Ah si j’avais su…quel temps perdu... »
  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Juin 2014 à 03:32
    Jamais je ne pourrais t'en vouloir. Tu m'as remis dans le droit chemin, les pieds sur terre. Même si cela m'a fait très mal, je ne pouvais que m'en prendre à moi-même. Merci à toi.
    Bisous.
    Éric
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